23 octobre 2009

Université d’Etat d’Haïti : Des mots qui fâchent aux maux de l’heure (lu sur Alterpresse)

Proposé par James Darbouze

jeudi 22 octobre 2009


Débat
Par Myrtha Gilbert
Soumis à AlterPresse le 22 octobre 2009
En somme, nous n'avons devant nous que des Simulacres, il s'agit de nous préparer à les faire reculer et disparaître…. Fernand Hibbert

Introduction.-
Dans notre texte intitulé « L'Université d'Etat d'Haïti, entre infantilisme, opportunisme et manipulation politique », nous avons utilisé, le concept de « courant lumpen estudiantin », expression qui a paru déplaire à plus d'un.

Mais à bien comprendre les critiques voire même les accusations portées contre nous, personne ne s'en est pris au contenu de nos réflexions eu égard au concept lui-même, ni aux données chiffrées, ni aux faits évoqués relatifs à l'histoire ancienne ou récente. On s'est arrêté au mot.

Or, c'est la chose et pas son nom qui doit effrayer et révolter. Ce n'est pas la vérité, quand elle est révélée qui doit offusquer, aussi cruelle, aussi amère soit-elle. La vérité doit nous aider à prendre conscience de la nature et de l'ampleur de nos problèmes.

Ce qui doit effrayer et révolter la conscience citoyenne aujourd'hui en Haïti, ce sont :
• Les conditions infrahumaines dans lesquelles croupissent la majorité des 400 000 habitants de Cité Soleil et d'autres bidonvilles de Port-au-Prince et de la province ;
• C'est le taux honteux de chômage de près de 70% de la force vive de ce pays, dont 800 000 paysans ayant perdu leur moyen de survie durant ces 10 dernières années :
• C'est la prostitution ouverte ou voilée qui détruit des milliers de nos adolescents et adolescentes, dont les parents au chômage pataugent dans la misère indigne ;
• C'est le taux anormalement élevé de femmes qui meurent en couches faute de tout… ;
• …Ce sont toutes les menaces qui pèsent sur la nation haïtienne.