28 mars 2007
Silences coupables
19 mars 2007
Devoir d’informer
Les instances dirigeantes de l'Université sont, comme tout gouvernement soucieux de transparence, astreintes au devoir d'informer. Leurs mandants et leurs administrés ont le droit de savoir comment sont appliquées leurs décisions auxquelles sont soumis tous ceux qui appartiennent à l'institution universitaire. L'adoption d'une charte régissant l'ensemble des élections est un acte majeur qui mérite qu'on le connaisse et qu'on le discute. De son entrée en vigueur peut naître une culture institutionnelle au sein de la plus grande entité d'éducation du pays. Sa portée peut dépasser les limites de l'UEH.
Il m'importe peu que la charte soit imparfaite. Elle peut, et doit être révisée et ajustée à l'évolution de l'institution qui se construit avec elle. Au cours de cette importante année électorale, il faut que les trois électorats se tiennent aux dispositions de cette charte quelque soient les contraintes ou injustices que l'un ou l'autre groupe pensent lui devoir. Si la voie choisie pour recréer l'Université d´État d´Haïti est celle de la réforme, les groupes lésés doivent accepter d'utiliser les moyens règlementaires pour la remettre en question. C'est le prix à payer pour l'édification d'une institution forte à partir d'un ensemble aussi disparate que l'UEH.
La charte est un premier pas. Le premier acte instituant depuis 20 ans d'indépendance constitutionnelle et l'unique en 10 ans d'autonomie réelle -sinon d'autarcie - sous la funeste égide des dispositions transitoires.
Le blocage de l'information dans les sphères dirigeantes appauvrit la haute direction des idées et de la créativité refoulées dans le réservoir de ressources humaines que constitue l'UEH. Il nous faut tout faire pour assurer à la charte électorale la plus grande publicité et en débattre sans restrictions ni complaisance, pour l'enrichir et préparer les étapes suivantes de la réforme.
18 mars 2007
La Charte Électorale de l'UEH à l'épreuve ...
Le professeur POINCY a participé aux élections du 4 septembre 2006 à l'INAGHEI. Candidat au poste de Directeur Général, il est arrivé en troisième position au premier tour, avec 9,70% des voix, devancé par les Pr. Francel SAINT-HILLIEN (10,73 %), et Jean-Reynold JEAN-PIERRE (11,04%). Au deuxième tour, le Pr. Francel SAINT-HILLIEN M.Sc. a été élu Directeur Général de l'INAGHEI.
Les élections de l'INAGHEI étaient parmi les premières organisées sous l'égide de la Charte électorale adoptée en 2006 par le Conseil de l'Université. Auparavant, il y avait autant de règlements électoraux que d'entités à l'Université d´État d´Haïti. La charte électorale de l'UÉH régit désormais toutes les élections dans le système de l'UEH.
Immédiatement après la publication des résultats du premier tour, M. Poincy mettait en question « la justesse de la toute récente charte électorale de l'Université d'État d'Haïti (UEH) via le prisme des élections tenues à l'INAGHEI ». Dans un article publié dans Le Matin du 20 septembre 2006, il présentait les articles de la charte « dont la formule de calcul des résultats électoraux défie toute logique mathématique », formule dont il affirmait prouver la fausseté mathématique.
Aussitôt après, le Dr MALEBRANCHE, présentait un mémoire au Conseil de l'Université d´État d´Haïti pour expliquer et défendre le principe de l'indice de valeur relative utilisé pour pondérer les votes exprimés dans les trois collèges électoraux –enseignants, étudiants, personnel administratifs – rassemblés pour nantir les postes électifs de l'Université. «Le principe démocratique un homme une voix » dit-il, ne peut être « retenu pour les élections organisées dans les différentes institutions de l'Université d´État d´Haïti ».
Les élections sont prévues pour le mois de mai à la Faculté de Médecine. La prochaine année universitaire commencera pratiquement avec le renouvellement du Conseil Exécutif. La discussion et la clarification des règles du jeu constituent un sain exercice et une précaution dont l'université ne peut faire l'économie : la Nation entière nous regarde et il serait peut-être temps, que son Université lui donne, enfin, un petit exemple de son savoir-faire citoyen.
Nous vous proposons l'article du Pr.
… la réplique du Dr.
...et (à titre provisoire) un extrait de la Charte électorale de l'UEH.
17 mars 2007
Que se passe-t-il à la Faculté des Sciences Humaines de l’UEH ?
Dans le cadre du tournage d'un documentaire sur la problématique des déportés réalisé par les cinéastes-journalistes professionnelles Rachèle Magloire et Chantal Regnault, une demande d'autorisation de tournage a été adressée verbalement au doyen de la faculté des sciences humaines de l'UEH (FASH). Mr Philippe Jaurès nous a référés au Secrétaire Général Mr Tadal, qui a accordé l'autorisation d'y filmer un haïtien déporté des États Unis, Frantz Saintil, qui y suit un cours de français en auditeur libre.
Arrivés sur les lieux le 16 mars 2007 à 10 :00 AM, alors que Rachèle filmait Frantz à la recherche de sa salle de classe, nous avons été pris à partie par un groupe d'étudiants qui ont immédiatement tenté de lui arracher la caméra des mains. Rachèle résistant à cette agression, ils se sont d'abord emparés de la batterie de la caméra, et ont un peu plus tard kidnappé l'équipement du preneur de son, Estève Ustache. S'en sont suivies quatre longues heures où nous étions, ainsi que l'équipement, pris en otages par ces messieurs et dames. Bien que nous leur ayons par deux fois montré les images filmées, qui en rien ne violaient leur droit à ne pas être filmés et ne montraient surtout rien de compromettant sinon des étudiants présents sur leur campus, ils ont insisté pour que nous effacions les images ou leur remettions la cassette sous menace constante de briser la camera.
Aucun dialogue ne semblait possible avec eux, et pendant tout ce temps où ils nous prenaient à partie, il n'y a eu aucune réaction de la part du personnel qui occupe le bâtiment administratif qui semblait tout à fait indifférent, et pourtant ce groupe qui nous tenait en otages vociférait. Le doyen présent à la faculté au moment des incidents ne s'est jamais donné la peine de quitter son bureau, voire d'intervenir. Finalement après plus de trois heures de temps, Rachèle a réussi à faire venir le Secrétaire Général (qui a prétendu avoir été "en réunion" pendant tout ce temps) afin qu'il confirme auprès d'eux que nous avions l'autorisation de filmer. Sur ce, il s'est éclipsé nous abandonnant littéralement, ainsi que l'équipement, aux mains du groupe. De guerre lasse, et craignant de plus en plus pour notre équipement, nous avons dû nous engager à remettre la cassette (qui contenait d'autres images filmées ailleurs) en échange des équipements séquestrés. Les étudiants se sont empressés, en jubilant, de la détruire sur la cour de la Faculté.
Quelques éléments à souligner
· Jamais ,que ce soit face aux militaires des FADH, aux attachés ou sur les barricades chimériques de 2004, Rachèle Magloire n'a eu à se résoudre à remettre des images déjà tournées. Fallait-il que cela lui arrive pour la première fois dans un espace universitaire ? Fallait-il que cela arrive sous la menace d'étudiants dont certains en communication sociale et aspirant à devenir cinéaste-journalistes ?
· Personne, sauf un professeur de la section communication arrivé à la fin de la scène, n'a réussi à convaincre les étudiants que la caméra utilisée n'avait pas une mémoire cachée qui permettait de conserver des images alors qu'elles étaient effacées de la cassette.
· Dès le départ, les étudiants se sont mis en position de domination, allant même jusqu'à arracher une cigarette de la bouche de Chantal, affirmant qu'il était interdit de fumer devant eux.
· Nous sommes très inquiets, cet épisode remet gravement en question la liberté d'exercer notre métier.
· L'affaire a été menée par un petit groupe d'étudiants. Plusieurs autres qui semblaient en désaccord n'ont pourtant jamais publiquement essayé de renverser la situation.
Ce regrettable incident devrait interpeller non seulement les professionnels de l'audiovisuel, mais les enseignants et les étudiants sur la vocation profonde d'un lieu où se forment les futurs cadres du pays. Est-ce que ce climat d'intolérance et de pression physique et psychologique est propice à l'éclosion d'une réflexion intelligente sur notre société?
Rachèle MAGLOIRE
Chantal REGNAULT
Estève USTACHE
10 mars 2007
Élections à la Faculté de Médecine et de Pharmacie
Le mandat des dirigeants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie arrive à son terme en mai prochain. Conformément aux dispositions de la nouvelle Charte électorale de l'Université d'État d'Haïti, les élections fixées au 11 mai prochain seront organisées par la Commission Électorale de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (CEFMP). Les professeurs, les étudiants et le personnel administratif sont appelés à désigner les successeurs des Pr. Agr Mario ALVAREZ, Dr. Gladys PROSPER et Pr. Fritz de La FUENTE respectivement doyen, vice-doyenne en Médecine et vice-doyen en Pharmacie.
La CEFMP a enregistré, à ce jour, une seule candidature -à la fonction de vice-doyen en Pharmacie-. Les aspirants doyens et vice-doyens peuvent encore déclarer leur candidature à la commission électorale jusqu'au 16 mars à 14 heures.
Le calendrier des élections est le suivant :
◙ 27 février 2007
o Motivation sur les élections : Rencontre avec L'Assemblée des étudiants, du Personnel Administratif et du Corps Professoral
◙ Du 5 au 16 mars
o Dépôts de candidature au Bureau de la Commission Électorale
Du 19 au 23 mars
o Publication de la liste provisoire des candidats
◙ Du 19 au 26 mars
o Période de contestation
◙ Du 26 au 30 mars
o Publication de la liste définitive des candidats
◙ Du 2 au 20 avril
o Ouverture de la campagne électorale
Organisation des débats électoraux
◙ 27 avril
o Fermeture de la campagne électorale
◙ 11 mai
o Élections
o Publication des résultats
◙ 12-13 mai
o Période de contestation
◙ 14 mai
o Publication des résultats définitifs
◙ 16 mai
o Investiture
- La Commission électorale de la FMP est composée de Dr Gréta ROY, Présidente ; Mme Magalie ROSEMOND, Vice-présidente ; Mme Paulette CHAMPAGNE Secrétaire ; Dr. Ernst JOSEPH et M. Jhon PICARD Membres, Représentants du Conseil de l'Université d'État d'Haïti ; M. Mackenson SAINT-FORT et Dr. Luckner BELLEVUE, Membres, Représentant des étudiants.
Dr. Rodolphe MALEBRANCHE sur la problématique de la résidence hospitalière
Le Nouvelliste du 26 Décembre 2005
LA RESIDENCE HOSPITALIERE : APPROCHE NOUVELLE.
PROPOSITION D'UN NOUVEAU MODE D'ORGANISATION
Dr Rodolphe MALEBRANCHE
Un conflit inutile, stérile et épuisant a opposé, à la fin du troisième trimestre 2004 d'une part les facultés de médecine des deux principales universités privées – l'Université Notre Dame d'Haïti (UNDH) et l'Université Quisqueya – et la faculté de médecine et de pharmacie (FMP) et d'autre part le Ministère de la Santé Publique et de la Population d'un côté et le
BREF RAPPEL DES PRINCIPALES PHASES DU CONFLIT
Le MSPP avait décidé l'année dernière d'ouvrir le concours de la résidence hospitalière aux médecins diplômés - issus des facultés de médecine privées, reconnues par lui, notamment celles de l'UNDH et de Quisqueya - et ayant accompli leur année de service social.
Les arguments avancés par le ministère étaient simples et corrects et s'appuyaient essentiellement sur les dispositions de la résidence hospitalière, encore en vigueur, qui stipulent que celle-ci est ouverte à tout médecin licencié et ayant accompli son service social, toutes conditions remplies par les postulants de l'UNDH et de Quisqueya.
Les responsables de la FMP de leur côté, appuyés par le Conseil Exécutif du
Lire la suite sur le site du Nouvelliste …
La problématique de la santé en Haïti par Rodolphe MALEBRANCHE
- Le Dr Malebranche est cardiologue. Ancien Ministre de la Santé Publique et de la Population, il est Chef du Département de Médecine à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Port-au-Prince. Il représente les enseignants de la FMP au Conseil de l'Université d'État d'Haïti. Il est membre de la commission chargée de la résolution des conflits et de la commission électorale centrale de l'Université.
8 mars 2007
7 mars 2007
Le Nouvelliste No 37576 - 5 mars 2007
Et où l'on apprend au passage l'organisation d'une semaine de l'enseignement supérieur en mai prochain :
«M. Bien-Aimé a proposé de recevoir une équipe technique de la secrétairerie de l'Enseignement supérieur, science et technologie de la République dominicaine notamment en vue de la préparation de la semaine sur l'enseignement supérieur en Haïti qui aura lieu en mai prochain à Port-au-Prince.»Pour lire l'article entier, cliquer sur le lien suivant
Le Nouvelliste - Les systèmes éducatifs pour redynamiser la coopération
Compilation de textes légaux et règlementaires sur l'enseignement supérieur
En préparation : Compilation des textes légaux et règlementaires relatifs à l'enseignement supérieur émis depuis 1820. Ces documents seront distribués sur CDRom sous format PDF. Chaque document numérisé est indexé et accompagné d'une courte présentation et d'une bibliographie. Certains textes sont annotés ou commentés. Cet assemblage est conçu comme outil documentaire à l'usage des artisans de la réforme annoncée de l'Université d'État.Gary OLIUS - AlterPresse 24 janvier 2007 L'État, l'UEH et les nouvelles Universités publiques
Haiti-Université : UPA*, une solution précipitée face à un problème urgent ... 24 janvier 2007 Forum Par Gary Olius [1] « En milieux universitaires, seule la connaissance et ses avatars ont un pesant d´or, tout le reste est folklore... » Du haut de ses 62 ans d´existence, l´Université d´Etat d´Haïti (UEH) exhibe un rachitisme académique révoltant, injustifiable et inacceptable. Sans exagération, on peut même dire que la survie de cette institution d´enseignement supérieur tient uniquement à la logique folklorique du « pito nou lèd nou la ». La situation actuelle d´Haïti correspond exactement à celle d´un pays où il n´y existe pas d´université. L´une des preuves visibles en est que le système judiciaire est délabré et la Faculté de droit n´y peut rien ; des chutes d´eau à haut débit attendent d´être exploitées et des infrastructures électriques peuvent rester dysfonctionnelles pendant plus d´un an, juste pour une petite pièce mécanique, alors que la Faculté des sciences forment depuis belle lurette des « ingénieurs-mécaniciens » ; en plein XXIème siècle les paysans s´abandonnent à la vertu du cycle lunaire et recourent à des méthodes quasi-mystiques pour s´assurer d´un minimum de production agricole, alors que la Faculté d´agronomie s´enorgueillisse d´être l´une des meilleures entités du système universitaire haitien. On pourrait dire autant de l´Ecole Normale Supérieure, de l´INAGHEI ou d´autres facultés si l´on considère l´état de délabrement du système éducatif, de l´administration publique, etc. Tout compte fait, la misère multidimensionnelle du pays est exactement le reflet fidèle de l´inefficacité légendaire (pour ne pas dire l´inutilité) du système universitaire haïtien et réciproquement, on est forcé de croire que celui-ci a une grande part de responsabilités dans la déroute de la société haitienne.... Lire la suite à l'adresse : http://www.alterpresse.org/imprimer.php3?id_article=5610
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Le Nouvelliste 14 Février 2005 - Jean POINCY Pour un renouveau de l'enseignement supérieur Ayitien
http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?PubID=1&ArticleID=16126
- Jean POINCY est économiste. Il enseigne à l'INAGHEI de l'UEH. Il est actuellement attaché comme consultant au cabinet de M. Fritz DESHOMMES, Vice-recteur à la Recherche de l'UEH.
