Les instances dirigeantes de l'Université sont, comme tout gouvernement soucieux de transparence, astreintes au devoir d'informer. Leurs mandants et leurs administrés ont le droit de savoir comment sont appliquées leurs décisions auxquelles sont soumis tous ceux qui appartiennent à l'institution universitaire. L'adoption d'une charte régissant l'ensemble des élections est un acte majeur qui mérite qu'on le connaisse et qu'on le discute. De son entrée en vigueur peut naître une culture institutionnelle au sein de la plus grande entité d'éducation du pays. Sa portée peut dépasser les limites de l'UEH.
Il m'importe peu que la charte soit imparfaite. Elle peut, et doit être révisée et ajustée à l'évolution de l'institution qui se construit avec elle. Au cours de cette importante année électorale, il faut que les trois électorats se tiennent aux dispositions de cette charte quelque soient les contraintes ou injustices que l'un ou l'autre groupe pensent lui devoir. Si la voie choisie pour recréer l'Université d´État d´Haïti est celle de la réforme, les groupes lésés doivent accepter d'utiliser les moyens règlementaires pour la remettre en question. C'est le prix à payer pour l'édification d'une institution forte à partir d'un ensemble aussi disparate que l'UEH.
La charte est un premier pas. Le premier acte instituant depuis 20 ans d'indépendance constitutionnelle et l'unique en 10 ans d'autonomie réelle -sinon d'autarcie - sous la funeste égide des dispositions transitoires.
Le blocage de l'information dans les sphères dirigeantes appauvrit la haute direction des idées et de la créativité refoulées dans le réservoir de ressources humaines que constitue l'UEH. Il nous faut tout faire pour assurer à la charte électorale la plus grande publicité et en débattre sans restrictions ni complaisance, pour l'enrichir et préparer les étapes suivantes de la réforme.
La rétention d'information au niveau des institutions publiques est un problème majeur à l'avancement de la société haïtienne.
RépondreSupprimerMajoritairement, les dirigeants-tes, decideurs-res n'ont aucune volonté d'informer les populations, voire leur communiquer.
Bref, la communication publique ou politique n'est pas leur préoccupation, pensant que le fait d'avoir des informations leur confère du pouvoir.Cependant ce n'est qu'un leurre.
La communauté universitaire qui devrait être un espace de débat nie totalement l'idée de partage et de discussions refuse.
Pourtant la communication est l'une des conditions sinequanon pour travailler ensemble, résourdre des conflits,arriver à un consensus devant aboutir à une solution où toutes les parties prenantes sortent gagnantes.
je crois que si l'on veut aller de l'avant, il nous sortir de cette attitude rétrogade en vue la participation de toutes et de tous à tous les niveaux de prise de décision dans ce pays.